Macron c’est Sarko

L’ancien président de la République ne tarit pas d’éloges sur son lointain successeur, comme le rapporte Le canard enchainé de ce mercredi. Contrairement à François Hollande, Nicolas Sarkozy n’est pas réputé pour ses petites blagues. Mais parfois, l’ancien président de la République lâche un trait d’humour. Et en l’occurrence, comme le rapporte Le canard enchaîné de ce mercredi 7 juin, c’est le nouveau président Emmanuel Macron qui est l’objet de la blague. “Avec l’âge, je suis devenu modeste: Macron, c’est moi en mieux!”, aurait confié en privé Nicolas Sarkozy. Une boutade qui montre, outre la haute estime de lui-même de l’ancien président, que ce dernier est épaté par les premières semaines du quinquennat d’Emmanuel Macron. Dans le Journal du Dimanche du 28 mai dernier, un de ses proches disait même qu’il était “bluffé”. “Ce type est incroyable! Il fait un sans-faute. S’il ne commet pas les erreurs que j’ai faites, il va aller très loin, on ne pourra pas l’arrêter”, aurait même ajouté Nicolas Sarkozy, selon nos confrères. Par ailleurs, comme le relève Le Lab, Nicolas Sarkozy avait déjà fait quelques compliments, indirects, à Emmanuel Macron, rapportés dans le JDD de dimanche dernier: “Ça ne peut pas marcher… Mais si ça marche, c’est un génie et il faudra s’incliner.”

Un peu de luxe à Bondi

J’en viens à me demander si le luxe comme un poison. il y a deux semaines, mon épouse et moi avons logé trois nuits dans ce qui doit être un des plus beaux hôtels d’Australie. C’était 5 étoiles avec tout le luxe qu’on est en droit d’en attendre. Villa privée, baignoire à bulles, sonorisation Bose dans toutes les pièces, service aux petits oignons (enfin, ognons :p), j’en passe et des meilleures. Pour faire court, le rêve. Comme vous pouvez vous en douter, notre séjour a évidemment été idyllique. Notre chambre était si bien isolée que nous aurions pu y vivre nus. Nous avons rarement séjourné dans de telles conditions. Et si vous n’avez jamais goûté au luxe, je peux vous dire qu’on s’habitue vite, au train de vie de prince ! Le problème de ce genre de séjour, c’est qu’il a une fin. De retour de ce séjour surréaliste, ma femme et moi avons donc retrouvé notre réalité. Les barquettes industrielles ; le nettoyage à faire chaque semaine ; le service de chambre absolument lamentable, puisque quand on veut quelque chose, il faut le faire soi-même. Bref, autant le voyage était mémorable, autant le retour est douloureux. Alors qu’on était enchanté de ce qu’on avait avant de partir en vacances, voilà qu’on regarde ce qu’on a avec dépit. Du coup, j’en viens à me poser cette question : ce genre de séjour ne fait pas plus de dégâts que de bien. C’est comme de vivre la vie d’un autre pendant quelques jours, pour ensuite retourner vivre dans sa cabane, plein de nostalgie au douillet souvenir qu’une vie toute autre est possible. C’est un peu comme montrer à un gosse un délicieux gâteau, puis à lui dire ensuite : “Tu n’en auras pas”. Ce chaud-froid me semble assez pernicieux là-dedans. Je suis visiblement le seul à douter. Mon épouse, quant à elle, est déjà en train de chercher notre prochain séjour. Je pense même qu’elle regarde pour retourner à cet hôtel. Il faut dire que nous avons testaé pas mal d’hôtels 4 ou 5 étoiles, et que c’est vraiment l’un des plus beaux hôtels d’Australie. Mais je serais bien incapable de dire si la démarche consistant à y retourner est épicurienne ou masochiste. Plus d’information est disponible sur le site spécialiste sur les plus beaux hotels du monde. Cliquez sur le lien.

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Un métier à la con ?

Dans la torpeur de l’été 2013, un article publié dans un magazine britannique de gauche radicale, Strike!, va connaître un succès fulgurant. Son thème: les «bullshit jobs», ou «métiers à la con». L’auteur, l’anthropologue David Graeber, lance un coup de gueule contre ces «emplois qui sont, par définition, inutiles.» «Des troupes entières de gens, en Europe et en Amérique du Nord particulièrement, affirme-t-il, passent leur vie professionnelle à effectuer des tâches qu’ils savent sans réelle utilité. Les nuisances morales et spirituelles qui accompagnent cette situation sont profondes. C’est une cicatrice qui balafre notre âme collective. Et pourtant, personne n’en parle.» Le moins qu’on puisse dire est que depuis, on en a parlé. Les «métiers à la con» sont entrés dans le langage courant et plus personne ne se sent à l’abri de la crise de sens qui naît des évolutions qui touchent le monde du travail. Les raisons qui expliquent la propagation de ce sentiment de vide existentiel dans les bureaux sont variées: citons la tertiarisation de l’économie, la division internationale des tâches entre pays de production et pays de conception et de services supérieurs, l’instabilité économique dans une période de crises à répétition, le court-termisme actionnarial, le management et ses modes qui s’enchaînent comme des régimes dans les pages des magazines, sans compter la «disruption» et la numérisation de nos vies de bureau qui, si elles améliorent certains aspects, ajoutent souvent une couche d’abstraction supplémentaire. Cette situation a donné lieu à de nouvelles aspirations, en particuliera au sein de la jeunesse diplômée, dont une portion croissante rejette le modèle proposé, d’autant que les boulots à la con constituent de moins en moins un rempart efficace au déclassement social. Face à cette menace de passer à côté de sa vie profesionnelle, certains profils qui se destinaient à travailler derrière un ordinateur dans le marketing, la finance, le numérique, les ressources humaines ou le conseil, optent pour un changement radical de carrière et réinventent à leur façon des métiers traditionnels ou qui étaient il y a peu réservés à des travailleurs peu diplômés: petit commerce alimentaire, restauration et artisanat en tête. Voici un petit test pour vous aider à mieux vous situer sur l’échelle des «métiers à la con». Il est tiré de La révolte des premiers de la classe de Jean-Laurent Cassely (Arkhê Éditions), un essai consacré à cette frustration générationnelle et aux moyens d’en sortir, à paraître le 12 mai prochain.

La “trêve judiciaire”

Englués dans différentes affaires, les candidats des Républicains et du Front national demandent à ce que les magistrats lèvent le pied pendant la campagne électorale, au nom d’une “tradition” qui n’a jamais réellement existé. Et si on offrait aux magistrats un vol aller simple sous les cocotiers? C’est en substance le message que font passer depuis plusieurs jours dans les médias et en meeting les candidats à la présidentielle Marine Le Pen et François Fillon, inquiétés par la justice. La candidate du FN a justifié son refus de se rendre à une convocation de la police judiciaire dans l’affaire des assistants au Parlement européen par son souhait de “revenir à un usage républicain qui est celui d’une trêve (judiciaire)”. “Que ces auditions aient lieu après les élections” présidentielle et législatives, a abondé son avocat, Me Rodolphe Bosselut, qui s’est étonné d’une “subite précipitation” des investigations à deux mois du premier tour. Même topo chez Les Républicains, où l’on préfère appeler les magistrats à la “retenue”. Invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro dimanche, Gérard Larcher, président LR du Sénat, a critiqué le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, qui avait estimé dans le Journal du dimanche que “rien ne justifierait” une pause des enquêtes sur des candidats durant la campagne électorale. “J’aurais aimé qu’il nous parle de la présomption d’innocence bafouée ou de la violation du secret de l’instruction.” Selon lui, “la démocratie nécessite non pas une trêve mais une retenue”. Mais qu’elle s’appelle “trêve” ou “retenue”, existe-t-il en effet un usage selon lequel le calendrier judiciaire serait suspendu le temps d’une campagne électorale afin de ne pas perturber le bon déroulé du débat démocratique? “C’est une vue de l’esprit, répond, catégorique, Virginie Duval, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM, apolitique). Pour ce qui est d’audiencer un procès [trouver une date pour la tenue d’un procès], on pourrait se poser en effet la question de la nécessité de le faire pendant la campagne car il faut faire en sorte que tous les acteurs puissent être présents. Mais sur les enquêtes elles-mêmes, il n’y a pas de sujet. Ça sent la volonté de ne pas se soumettre à la justice.” Même son de cloche au Syndicat de la magistrature (SM, étiquetté à gauche). Pour sa secrétaire générale Laurence Blisson, évoquer une trêve judiciaire est “un classique de la classe politique pour trouver un moyen de se mettre à l’abri d’investigations judiciaires”. “Pour qui le faire et ne pas le faire? A quelles dates? Certains candidats sont en campagne non-officielle depuis longtemps”, s’interroge-t-elle. “Une investigation (dans le cadre d’une information judiciaire), menée à charge et à décharge, peut aussi laver un politique d’une suspicion”, rappelle-t-elle. Seul bémol: “quand un juge détermine une date de convocation, il doit prendre certains critères en considération. S’assurer que l’enquête ne sera pas hachée peut en être une…” Mais c’est au seul juge d’en décider, estime-t-elle. Selon Le Monde, si la trêve républicaine n’a en effet aucun fondement juridique, elle trouverait son origine “dans la décision de l’ancien procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin de ne pas rendre son réquisitoire contre Jean Tiberi dans l’affaire des faux électeurs avant les élections municipales de 2008″. “Jamais un élu candidat aux élections n’a été renvoyé en correctionnelle en pleine campagne électorale”, déplorait alors le ministère public pour qui l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, en février 2008, était une “immixtion des juges dans la campagne électorale”. Jean Tiberi avait lui aussi réagi en déplorant que “la tradition républicaine n’ait pas été respectée”. Preuve que cet usage était déjà évoqué à l’époque. Malgré les protestations du parquet, les juges d’instruction étaient passés outre. Le garde des Sceaux rappelait dimanche dans le JDD que, même s’il en avait la tentation, il n’aurait “pas la faculté” de passer des instructions individuelles au parquet. “Imaginer aujourd’hui que des instructions aient pu être ordonnées sur François Fillon ou Marine Le Pen est tout simplement absurde parce qu’illégal”. Depuis 2013 en effet, le garde des Sceaux précise aux parquets, par instructions générales, les grandes orientations de sa politique judiciaire. Mails il lui est interdit d’adresser des instructions dans des affaires individuelles. Une première réforme visant à supprimer les instructions individuelles remonte à août 1993. Entre cette date et 2013, le garde des Sceaux pouvait donner des instructions afin de poursuivre, à condition que ces instructions soient écrites et versées au dossier. C’était notamment le cas en 2009 lorsque Michèle Alliot-Marie avait demandé au parquet de faire un appel de la condamnation de Youssouf Fofana. Avant 1993, autre époque: le pouvoir politique pouvait même intervenir pour donner des instructions à ne pas poursuivre. “Depuis 2013, les procureurs ont gagné en indépendance. L’état d’esprit a changé. On sait qu’il n’y a pas eu d’intervention dans les affaires du sommet de l’Etat au cours du quinquennat”, se félicite Viriginie Duval de l’USM. François Hollande voulait même aller plus loin dans l’indépendance des procureurs via une réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Il était proposé de rendre obligatoire, pour le gouvernement, de suivre l’avis du CSM pour la nomination des magistrats du parquet, comme pour ceux du siège. Mais en 2016, c’est bel et bien la droite qui s’était opposée à cette réforme. Y compris François Fillon qui a voté contre, comme 186 autres de ses collègues du groupe LR. Dans une interview au Figaro, leur chef de file, Christian Jacob, expliquait alors: “Nous pensons que le garde des Sceaux ne doit pas être un simple observateur de la justice française. S’il ne peut plus nommer les magistrats du parquet ou les sanctionner sans avis conforme du CSM, c’est ce qu’il risque de devenir. Nous plaidons pour le maintien d’un lien organique entre la Chancellerie et le parquet.”

Désir de transparence

Je ne sais pas pour vous, mais cette affaire Fillon me laisse décidément un goût amer : elle a en quelque sorte sali notre démocratie. Et ce ne sont pas les journalistes ou les sources qui sont à l’origine de cette affaire qui en sont la cause, mais bien Fillon et consorts ! Il y a peu, je me suis rendu à Marseille à l’occasion d’un incentive, et j’ai abordé cette question avec le groupe. Et j’ai pu constater comme cette histoire a indigné les citoyens. Quel que soit l’horizon politique, le ressentiment était immense. Même ceux qui défendaient le gagnant de la primaire le soutenaient sans trop y croire : ils étaient parfaitement désabusés par les errements de Fillon et compagnie. Cette controverse a clairement exposé l’impunité totale dont jouissent les élites. Mais le pire reste finalement la stratégie de Fillon dans cette histoire. L’homme autrefois posé a en effet changé du tout au tout en l’espace d’une semaine : il a fait remonter ces accusations à l’Elysée, il a blâmé les journalistes dans chacun de ses discours… Diffamer les journalistes est désormais courant dans ce type d’affaires : on prend les électeurs pour des taureaux et l’on agite devant eux un joli chiffon rouge pour les exciter. Le cœur du problème, c’est que les députés considèrent notre démocratie comme leur jouet. Les aménagements très particuliers de Fillon, et ce depuis des années, nous enseignent qu’il n’y a absolument personne pour inspecter les pratiques des élus : ces derniers agissent librement, et il serait plus que temps de réglementer ce poulailler aux oeufs d’or. Le Parlement devrait suivre l’exemple de l’Elysée. Des décennies durant, l’Elysée n’a eu aucun devoir de transparence. Je ne porte pas dans mon coeur Sarkozy mais je dois lui reconnaître ceci, il a fait en sorte que le budget de l’Elysée soit scruté à la loupe. Depuis lors, les dépenses de la structure sont connues de tous ! Une pratique tout ce qu’il y a de plus banale dans une démocratie, et le moment est venu pour que la cour des Comptes soit autorisée à vérifier l’économie de nos assemblées ! Notre démocratie ne s’en portera que mieux ! Autrement, cet incentive à Marseille m’a enchanté. L’agence qui nous l’a combiné a fait un travail impressionnant.

Le Comité d’Histoire

« …après de nombreuses évolutions, notre ministère sera-t-il partie prenante à une recomposition d’envergure des compétences ministérielles touchant à l’aménagement, notamment sous la pression grandissante d’une opinion publique désormais réactive aux questions d’environnement et de développement durable ? 1 » La réponse est venue, sans ambiguïté, avec la création du ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, dont l’une des premières tâches aura été d’organiser, au niveau national, le processus du Grenelle de l’Environnement. Reste à mener à bien, dans le prolongement de ce processus destiné à changer en profondeur tant de nos habitudes de vie, la très lourde et très complexe tâche de configurer et d’articuler les différentes administrations appelées à travailler désormais ensemble au sein de notre nouveau ministère, pour conduire ces changements. Notre comité d’histoire a, pour ce qui le concerne, entamé sa renaissance depuis plus de deux ans. Bien lui a pris de commencer par la diversification et la montée en puissance de ses activités, plutôt que par le ré-examen de ses structures. Ce ré-examen (au demeurant indispensable) n’a en effet de sens, et chacun le comprend, que par rapport au nouveau périmètre du ministère. En effet, seule instance de ce type au sein du MEDAD, le comité d’histoire a vocation à faire coïncider son champ avec ce nouveau périmètre. En attendant, la dynamique acquise par le secrétariat du comité d’histoire, portée par la multiplication de ses activités, rendait de plus en plus nécessaire la mise sur pied d’une instance de conseil en matière scientifique pour ces activités, susceptible de tisser dans le domaine des investigations historiques, des liens solides entre les administrations du ministère et le monde de l’enseignement universitaire et de la recherche.

La fin de la Burqa au Maroc

Mettant en avant des raisons sécuritaires, les autorités marocaines ont interdit la fabrication et la vente de la burqa, ce voile intégral musulman à l’afghane rarement porté par des femmes au Maroc. Selon la presse locale, le ministère de l’Intérieur a diffusé une circulaire à ses agents en charge des commerces dans les villes leur enjoignant de ne plus autoriser la confection et la commercialisation des burqas à compter de cette semaine. Aucune annonce officielle ou communication publique sur le sujet n’a cependant été faite par ce ministère. Le port de la burqa reste un phénomène extrêmement marginal au Maroc, pays tiraillé entre modernité et conservatisme, dont le roi Mohammed VI se veut le chantre d’un islam modéré, et où une majorité de femmes portent le simple hijab, qui ne couvre que les cheveux. La burqa est à l’origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan, où il avait été rendu obligatoire par les talibans. Ce long voile, bleu ou marron, couvre complètement la tête et le corps, un grillage dissimulant les yeux. Au Maroc, c’est le niqab, voile intégral qui ne laisse voir que les yeux, qui est porté par certaines femmes, en particulier dans les milieux salafistes. Cette tenue est davantage répandue dans les régions plus conservatrices du nord du pays, d’où sont originaires des milliers de jihadistes partis combattre en Syrie et en Irak, et les petites villes. Dès lundi, des agents de l’Intérieur ont mené des “campagnes de sensibilisation auprès des commerçants” de Casablanca, la capitale économique du pays, “pour les informer” de l’interdiction de la burqa, indique le site Médias 24. A Taroudant, le pacha, un haut fonctionnaire administratif, a ordonné à des commerçants qui fabriquent et confectionnent des burqas de liquider leur stock dans les 48 heures, et de stopper toute fabrication et commercialisation de ce vêtement à l’avenir, selon un document qui circule sur les réseaux sociaux, largement repris par les médias. Le même ordre a été donné par le pacha de la petite ville de Ouislane qui a qualifié la burqa de “niqab afghan”. “Nous avons pris la mesure d’interdire totalement l’importation, la fabrication et la commercialisation de ce vêtement dans toutes les villes et localités du royaume”, a indiqué au site Le360 un “responsable de haut rang au ministère de l’Intérieur”. Cette décision serait motivée par des raisons sécuritaires, “des malfrats ayant à maintes reprises utilisé ce vêtement pour perpétrer leurs crimes”, toujours selon la presse. L’annonce de l’interdiction de la burqa a jusqu’à présent suscité des réactions limitées. Devant le mutisme des autorités, certains commentateurs s’interrogeaient sur la portée de cette décision, tandis que des salafistes s’inquiétaient de son extension au niqab. “Est-ce que le Maroc se dirige vers l’interdiction du niqab que les musulmanes portent depuis cinq siècles?”, s’est offusqué sur son compte facebook Hassan Kettani, un cheikh salafiste. “Si c’est vrai, ce serait une catastrophe”, a-t-il estimé. Pour un militant de la nébuleuse salafiste, interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat, “des milliers de Marocaines portent le niqab. Cette décision est un premier pas vers son interdiction et elle va provoquer une scission au sein de la société”, a-t-il affirmé. Hammad Kabbadj, un prédicateur dont la candidature aux législatives d’octobre avait été invalidée, a jugé qu’il était “inacceptable de défendre aux citoyennes de porter le niqab oriental, comme d’interférer dans sa commercialisation”. Il a ironisé sur Facebook sur le “Maroc des libertés et des droits de l’Homme” qui “considère le port du maillot occidental sur les plages comme un droit intouchable”. Pour la députée et ancienne ministre de la Femme Nouzha Skalli, l’interdiction de la vente de la burqa est au contraire “un pas important dans le combat contre l’extrémisme religieux”. Contrairement à la France, la Belgique ou encore les Pays-Bas, aucune loi n’interdit, dans le royaume chérifien, le port du voile islamique intégral dans des lieux publics.

Un vol dans les pixels

Qui sait si, un jour, quand vous prendrez l’avion, ce ne sera pas moi qui serai aux commandes ? Le week-end dernier, j’ai en effet piloté mon premier appareil. Comme ça, sans la moindre formation. Bon, pas la peine d’en faire tout un plat, je n’ai risqué la vie de personne. Tout ça n’était en fait qu’une expérience virtuelle. En l’état actuel des choses, il faudrait être dément pour donner les manettes d’un avion à un mec comme moi : ça reviendrait à confier une machette à un enfant. C’était en conséquence un “simple” simulateur de vol. Je mets ici les guillemets, car c’était à mon sens justement un peu plus qu’une “simple” simulation. Ca a eu lieu à Lille, et je dois dire que j’ai été grisé par cette initiation. Je vous épargne un exposé circonstancié sur cette expérience : il y a selon moi suffisamment de billets là-dessus sur internet. Pas mal de blogueurs se font en effet offrir une heure de simu et polluent le web avec un papier rébarbatif où ils tentent (vainement, selon moi) d’être amusants. Si vous voulez vous faire une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, je vous invite à chercher sur internet, vous n’aurez que l’embarras du choix. Si je devais résumer cette aventure, je dirai ceci : j’ai vraiment adoré. De bout en bout. Force m’est d’admettre que je ne m’attendais pas à une immersion aussi profonde. Les simulateurs ont beaucoup évolué en quelques années ! J’avais beau savoir qu’il s’agissait d’une simulation, mais j’étais à 100% dans mon personnage. Un grand merci à belle-maman pour ce présent à la fois étrange et fantastique. Voilà le site par lequel ma belle-maman adorée est passée pour m’offrir cette simulation de vol à Lille. Je vous recommande vivement l’aventure, si vous êtes un féru d’aviation. Et même si vous ne l’êtes pas, d’ailleurs. C’est absolument magique et à faire au moins une fois. Et puis, ce n’est pas tous les jours qu’on peut se crasher trois fois dans la même journée et rentrer tranquillement chez soi ensuite. Toutes les infos sur https://www.tematis.com/simulateur-de-vol

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65 Millions de déracinés

Un nouveau record a été battu dans le monde en 2015, avec 65,3 millions de personnes déracinées, qui ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions, a annoncé lundi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Année après année, depuis 2011, date du début du conflit syrien, ce chiffre ne cesse d’augmenter, selon le dernier rapport statistique annuel publié lundi, Journée mondiale des réfugiés, par le HCR, alors qu’il a été relativement stable entre 1996 et 2011. Par rapport à 2014, la hausse est de 9,7 %. Ces 65,3 millions de personnes représentent plus que la population du Royaume-Uni. « Tourner le dos aux réfugiés pour regarder ailleurs n’est pas une option », a prévenu lundi le haut commissaire de l’ONU aux Réfugiés Filippo Grandi, venu marquer la Journée mondiale des réfugiés en Afghanistan, deuxième pays d’exode après la Syrie. « Toutes les minutes, 24 personnes dans le monde, une sur 113, sont forcées de choisir l’exil » pour se mettre en sécurité et gagnent en priorité des pays à faibles ou moyens revenus, a-t-il ajouté. De son côté, Jan Egeland, secrétaire général de l’ONG norvégienne NRC (Conseil norvégien pour les réfugiés, qui a contribué à la rédaction de ce rapport), a estimé que les réfugiés « sont victimes d’une paralysie générale » de la part des gouvernements dans le monde, qui « renoncent à prendre leurs responsabilités ». Selon M. Grandi, la plupart des crises qui poussent les déracinés sur le chemin de l’exil, sont les mêmes, d’une année sur l’autre, avec la Syrie qui arrive en première position. L’année 2015 a cependant vu l’émergence de nouvelles situations d’urgence, au « Burundi, au Soudan du Sud et en Afghanistan ». Les Afghans, a indiqué M. Grandi, forment aujourd’hui le deuxième groupe de réfugiés dans le monde, derrière les Syriens, qui sont près de 5 millions. « Même des Afghans, qui sont réfugiés depuis plusieurs années en Iran, se rendent à présent en Europe » pour demander l’asile, a ajouté M. Grandi. Parmi les 65,3 millions de déracinés dans le monde, 21,3 millions sont des réfugiés ayant quitté leur pays et 40,8 millions, un chiffre record, sont des « déplacés internes » qui sont partis de leur foyer sans quitter le pays. Les 3,2 millions restant sont des demandeurs d’asile dans les pays industrialisés. Selon le HCR, « un être humain sur 113 est aujourd’hui déraciné, il est demandeur d’asile, déplacé interne ou réfugié ». Sur ces 65,3 millions de personnes, 16,1 millions sont sous mandat du HCR, soit « le chiffre le plus élevé depuis 20 ans ». Les autres réfugiés, 5,2 millions, sont des Palestiniens. Ils dépendent d’une autre agence spécialisée de l’ONU. En 2015, plus de la moitié des nouveaux réfugiés viennent de Syrie, soit 1 million de personnes. Fin 2015, 55 % des 16,1 millions de réfugiés sous mandat du HCR étaient établis en Europe ou en Afrique subsaharienne. L’Afrique accueille à elle seule 4,41 millions de réfugiés (+20 %), qui proviennent essentiellement de 5 pays (Somalie, Soudan du Sud, RDC, Soudan et Centrafrique). L’Europe arrive en deuxième place dans le monde, avec 4,39 millions de réfugiés (+43 %). Outre la Turquie, les réfugiés se rendent surtout en Allemagne, en Russie, en France, en Suède, au Royaume-Uni et en Italie. Dans la région Asie-Pacifique, le nombre de réfugiés a légèrement diminué en 2015 pour atteindre 3,8 millions (-2 %). À la fin 2015, sur les dix pays accueillant le plus de réfugiés, cinq sont situés en Afrique subsaharienne. La Turquie est le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde, avec 2,5 millions de personnes, suivie par le Pakistan (1,6 million) et le Liban (1,1 million). La situation s’est particulièrement aggravée au Yémen, où 10 % des habitants ont fui leur foyer.

A La Havane

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