Un vol dans les pixels

Qui sait si, un jour, quand vous prendrez l’avion, ce ne sera pas moi qui serai aux commandes ? Le week-end dernier, j’ai en effet piloté mon premier appareil. Comme ça, sans la moindre formation. Bon, pas la peine d’en faire tout un plat, je n’ai risqué la vie de personne. Tout ça n’était en fait qu’une expérience virtuelle. En l’état actuel des choses, il faudrait être dément pour donner les manettes d’un avion à un mec comme moi : ça reviendrait à confier une machette à un enfant. C’était en conséquence un “simple” simulateur de vol. Je mets ici les guillemets, car c’était à mon sens justement un peu plus qu’une “simple” simulation. Ca a eu lieu à Lille, et je dois dire que j’ai été grisé par cette initiation. Je vous épargne un exposé circonstancié sur cette expérience : il y a selon moi suffisamment de billets là-dessus sur internet. Pas mal de blogueurs se font en effet offrir une heure de simu et polluent le web avec un papier rébarbatif où ils tentent (vainement, selon moi) d’être amusants. Si vous voulez vous faire une meilleure idée de ce à quoi ça ressemble, je vous invite à chercher sur internet, vous n’aurez que l’embarras du choix. Si je devais résumer cette aventure, je dirai ceci : j’ai vraiment adoré. De bout en bout. Force m’est d’admettre que je ne m’attendais pas à une immersion aussi profonde. Les simulateurs ont beaucoup évolué en quelques années ! J’avais beau savoir qu’il s’agissait d’une simulation, mais j’étais à 100% dans mon personnage. Un grand merci à belle-maman pour ce présent à la fois étrange et fantastique. Voilà le site par lequel ma belle-maman adorée est passée pour m’offrir cette simulation de vol à Lille. Je vous recommande vivement l’aventure, si vous êtes un féru d’aviation. Et même si vous ne l’êtes pas, d’ailleurs. C’est absolument magique et à faire au moins une fois. Et puis, ce n’est pas tous les jours qu’on peut se crasher trois fois dans la même journée et rentrer tranquillement chez soi ensuite. Toutes les infos sur https://www.tematis.com/simulateur-de-vol

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65 Millions de déracinés

Un nouveau record a été battu dans le monde en 2015, avec 65,3 millions de personnes déracinées, qui ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions, a annoncé lundi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Année après année, depuis 2011, date du début du conflit syrien, ce chiffre ne cesse d’augmenter, selon le dernier rapport statistique annuel publié lundi, Journée mondiale des réfugiés, par le HCR, alors qu’il a été relativement stable entre 1996 et 2011. Par rapport à 2014, la hausse est de 9,7 %. Ces 65,3 millions de personnes représentent plus que la population du Royaume-Uni. « Tourner le dos aux réfugiés pour regarder ailleurs n’est pas une option », a prévenu lundi le haut commissaire de l’ONU aux Réfugiés Filippo Grandi, venu marquer la Journée mondiale des réfugiés en Afghanistan, deuxième pays d’exode après la Syrie. « Toutes les minutes, 24 personnes dans le monde, une sur 113, sont forcées de choisir l’exil » pour se mettre en sécurité et gagnent en priorité des pays à faibles ou moyens revenus, a-t-il ajouté. De son côté, Jan Egeland, secrétaire général de l’ONG norvégienne NRC (Conseil norvégien pour les réfugiés, qui a contribué à la rédaction de ce rapport), a estimé que les réfugiés « sont victimes d’une paralysie générale » de la part des gouvernements dans le monde, qui « renoncent à prendre leurs responsabilités ». Selon M. Grandi, la plupart des crises qui poussent les déracinés sur le chemin de l’exil, sont les mêmes, d’une année sur l’autre, avec la Syrie qui arrive en première position. L’année 2015 a cependant vu l’émergence de nouvelles situations d’urgence, au « Burundi, au Soudan du Sud et en Afghanistan ». Les Afghans, a indiqué M. Grandi, forment aujourd’hui le deuxième groupe de réfugiés dans le monde, derrière les Syriens, qui sont près de 5 millions. « Même des Afghans, qui sont réfugiés depuis plusieurs années en Iran, se rendent à présent en Europe » pour demander l’asile, a ajouté M. Grandi. Parmi les 65,3 millions de déracinés dans le monde, 21,3 millions sont des réfugiés ayant quitté leur pays et 40,8 millions, un chiffre record, sont des « déplacés internes » qui sont partis de leur foyer sans quitter le pays. Les 3,2 millions restant sont des demandeurs d’asile dans les pays industrialisés. Selon le HCR, « un être humain sur 113 est aujourd’hui déraciné, il est demandeur d’asile, déplacé interne ou réfugié ». Sur ces 65,3 millions de personnes, 16,1 millions sont sous mandat du HCR, soit « le chiffre le plus élevé depuis 20 ans ». Les autres réfugiés, 5,2 millions, sont des Palestiniens. Ils dépendent d’une autre agence spécialisée de l’ONU. En 2015, plus de la moitié des nouveaux réfugiés viennent de Syrie, soit 1 million de personnes. Fin 2015, 55 % des 16,1 millions de réfugiés sous mandat du HCR étaient établis en Europe ou en Afrique subsaharienne. L’Afrique accueille à elle seule 4,41 millions de réfugiés (+20 %), qui proviennent essentiellement de 5 pays (Somalie, Soudan du Sud, RDC, Soudan et Centrafrique). L’Europe arrive en deuxième place dans le monde, avec 4,39 millions de réfugiés (+43 %). Outre la Turquie, les réfugiés se rendent surtout en Allemagne, en Russie, en France, en Suède, au Royaume-Uni et en Italie. Dans la région Asie-Pacifique, le nombre de réfugiés a légèrement diminué en 2015 pour atteindre 3,8 millions (-2 %). À la fin 2015, sur les dix pays accueillant le plus de réfugiés, cinq sont situés en Afrique subsaharienne. La Turquie est le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde, avec 2,5 millions de personnes, suivie par le Pakistan (1,6 million) et le Liban (1,1 million). La situation s’est particulièrement aggravée au Yémen, où 10 % des habitants ont fui leur foyer.

A La Havane

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Philosophie aristocélienne

Il nous faut éviter l’erreur de nier les biens constitutifs et de monter en épingle ceux que nous adoptons : aucun des biens humains essentiels ne doit être sacrifié et tous méritent d’être mis à jour et discutés afin d’en libérer la force vivifiante. La stratégie aristotélicienne, dite «compréhensive», englobante, demeure peut-être la plus prometteuse à cet égard, pense Taylor ; trouver le point d’équilibre, chercher la juste mesure, ne rien rejeter de ce qui fait «vivre» l’homme, de ce qui résonne en lui et l’aide à grandir, sonder son «coeur et ses reins» et s’adresser à l’homme entier, tout en n’oubliant pas: […qu’] il est impossible de démontrer la réalité des biens à quiconque leur reste insensible. On ne peut débattre de façon convaincante qu’au sujet de biens qui, d’une certaine manière, touchent déjà les gens, auxquels ils reconnaître. Le raisonnement est, en un sens, ad hominem, et il suppose qu’il existe ce qu’Ernst Tugendhat appelle un «transfert d’expérience» qui conduit de la position de l’interlocuteur à la sienne propre par des mouvements de réduction de l’erreur, tels que la clarification d’une confusion, la résolution d’une contradiction, ou la reconnaissance franche de ce qui touche réellement. Par cette procédure et dans cette intention, peut-être parviendrons-nous à relever «notre plus grand défi spirituel», celui de viser les idéaux moraux les plus élevés, sans mutilation ni destruction d’aucun des biens de notre patrimoine, tout en les formulant de manière telle que leurs pouvoirs bénéfiques puissent être connus (et re-connus) aujourd’hui, car : […] une étude de l’identité moderne a pour effet de montrer que nous ne pouvons plus nous satisfaire de toutes ces positions [l’accomplissement subjectiviste, l’ordre pré-moderne, les morales rigides de l’impératif, les méthodes purement procédurales, le point de vue théologique]. Ce n’est pas parce que les normes morales fondamentales de la modernité concernant les droits, la justice, la bienveillance, dépendent de cette exploration ; elles dépendent plutôt de biens auxquels seule la sensibilité personnelle nous donne accès. Mais il existe d’autres questions de vie importantes que nous ne pouvons résoudre que par ce type d’intuition, par exemple pourquoi importe-t-il de disposer d’un environnement doté de résonances humaines plus profondes et, plus encore, d’avoir des attaches et des engagements dotés d’une certaine profondeur temporelle, et que cela signifie-t-il ? Ce sont des questions que nous ne pouvons clarifier qu’en explorant la situation humaine, la manière dont nous nous situons dans la nature et parmi les autres, en tant que lieu de sources morales. Lorsque nos traditions publiques relatives à la famille, à l’environnement et même à la polis se trouvent minées ou balayées, il nous faut de nouveaux langages de résonance personnelle pour revivifier les biens humains essentiels. Source: http://www.seminaires-entreprises.com

Des fleurs nées dans l’espace

Le programme Veggie de la Nasa a été lancé en mai 2014 pour développer des cultures sur la station internationale. Une fleur spatiale. Voilà comment on pourrait définir la Zinnia. Celle-ci fait partie de l’expérience Veggie menée par la Nasa depuis mai 2014. En plaçant des cultures dans une chambre spéciale à la lumière violette, la Nasa a créé un environnement propre à la pousse. Jusqu’ici, les astronautes avaient pu goûter deux cultures de laitue romaine. Depuis quelques semaines, ils peuvent admirer les beaux pétales colorés de cette jeune fleur. L’expérience menée par la Nasa n’est pas la première culture dans l’espace. En 1984, des tests avaient déjà été menés sur la station spatiale soviétique Saliout 7. En 2012, du blé et des graines de courgettes ont aussi vu le jour sur Mir. Mais le programme Veggie se distingue par le caractère pratique de son projet. Les missions de réapprovisionnement n’ayant lieu que quelques fois par an, les cultures doivent permettre d’apporter aux astronautes des aliments frais, mais aussi de «booster leur moral». Les plants de Zinnia ont des caractéristiques proches des tomates et il semblerait que les plantes vertes ont une influence positive sur les astronautes: «ils ont l’air d’apprécier prendre soin des plantes ainsi que la lumière violette de la chambre», rapporte le Dr. Gioia Massa à la Nasa. La difficulté de cette initiative est l’irrigation. Les premières pousses de laitues n’avaient pas poussé correctement en raison de la sécheresse. Dans l’espace, l’eau ne circule pas de la même manière que sur Terre. Pour contourner le problème, les graines sont semées dans des coussins approvisionnés en eau et en nutrition. Chaque coussin est doté d’un réservoir d’eau, mais les astronautes peuvent également les arroser. Et bientôt, Mars? Pour les fleurs Zinnia, c’est l’astronaute Scott Kelly qui s’est vu attribuer la responsabilité de l’expérience. Celle-ci a d’abord failli mal tourner avant qu’il trouve les ajustements nécessaires pour la pousse. Une bonne nouvelle qu’il a partagé avec ses 774.000 abonnés.

Le problème des centrales nucléaires belges

Les Pays-Bas, l’Allemagne et le Luxembourg ont fait part de leurs préoccupations après la découverte de fissures dans des cuves de réacteurs nucléaires belges. Fukushima ou Tchernobyl, un jour, en Belgique? Le parc nucléaire du plat pays inquiète en tout cas grandement ses voisins des Pays-Bas, d’Allemagne et du Luxembourg. Ce dernier a d’ailleurs obtenu ce lundi de pouvoir échanger de gouvernement à gouvernement sur le sujet. Le gouvernement belge a récemment prolongé de dix ans la durée de vie de trois réacteurs quadragénaires: deux à Doel et le troisième à Tihange. Deux autres réacteurs du parc nucléaire belge (le numéro 2 de Tihange et le numéro 3 de Doel) ont été arrêtés pendant plus de 20 mois après la découverte de fissures dans la paroi de leurs cuves en 2012. Le gendarme du nucléaire belge, l’AFCN, a finalement autorisé leur redémarrage cet automne, après avoir conclu - batteries de tests et avis d’experts indépendants à l’appui - que ces fissures ne présentaient pas de risque. Une série d’incidents (incendie dans un tableau électrique, fuite d’eau dans un générateur, problème d’alternateur), lors de la relance, en décembre, de quatre de ces réacteurs, est cependant venue alimenter les craintes. Electrabel (filiale du Français Engie) et l’AFCN rappellent que les incidents de fin décembre ont affecté les parties non-nucléaires de chacun des réacteurs et qu’ils se sont produits en phase de démarrage, après des arrêts de longue durée, ce qui en fait toujours des “opérations sensibles”. Vendredi, le conseil scientifique de l’AFCN a cependant préconisé, pour la première fois, que les autorités distribuent à l’ensemble de la population belge des comprimés d’iode à ingérer en cas de fuite radioactive. La Belgique possède deux centrales nucléaires en activité. Doel est située à 10 km de la frontière néerlandaise et compte quatre réacteurs. Un acte de sabotage sur l’un d’entre eux, jusqu’ici non élucidé, a entraîné une fuite d’huile et a sérieusement endommagé la turbine à vapeur en août 2014. La justice n’exclut dans ce dossier aucune piste, y compris un acte de terrorisme ou de “vengeance”. Tihange et ses trois réacteurs se trouvent à 80 km de la frontière luxembourgeoise, 40 km de Maastricht aux Pays-Bas et 60 km d’Aix-La-Chapelle en Allemagne. Ces deux dernières villes envisagent d’ailleurs des actions en justice contre la Belgique pour qu’elle améliore la sécurité de ses centrales nucléaires, voire exiger leur fermeture. La rencontre ce lundi à Bruxelles par le ministre belge de l’Intérieur Jan Jambon du secrétaire d’Etat au Développement durable luxembourgeois Camille Gira, à la demande de ce dernier, n’a pas apaisé les craintes. “Nous ne sommes pas rassurés parce que nous n’avons pas reçu de réponse à toutes nos questions”, a déclaré Olaf Münichsdorfer, un conseiller au ministère luxembourgeois de l’Environnement ayant assisté à la réunion. Le conseiller s’est réjoui en revanche d’un renforcement de communication avec les autorités belges et d’une prochaine visité à Tihange pour les experts luxembourgeois. Une visite du même ordre concernera l’Allemagne, dont la ministre fédérale allemande de l’Environnement, Barbara Hendricks, a demandé des éclaircissements sur les cuves fissurées. Mercredi, Jan Jambon doit d’ailleurs effectuer une inspection de la centrale de Doel avec la ministre néerlandaise de l’Environnement Melanie Schultz.

A Las Vegas pour parler chômage

Jeudi dernier, j’ai assisté à un meeting économique à Las Vegas, où un intervenant a rappelé qu’il existait différents types de chômage. Cette différenciation est le plus souvent passée sous silence chez les politiques, bien qu’elle soit déterminante pour résoudre le problème. Car, de fait, tous les chômages ne se valent pas, et tous ne se résolvent pas de la même façon. Il existe en réalité quatre type de chômage : chômage frictionnel, chômage structurel, chômage dû à l’insuffisance de la demande, et enfin chômage classique. Le chômage frictionnel, lui, est naturel. C’est le chômage minimum irréductible dans une société dynamique. Il comprend les personnes que des handicaps physiques ou mentaux rendent presque impossibles à employer, mais aussi celles qui passent par de brèves périodes de chômage entre deux emplois dans une économie où la population active et les emplois offerts changent continuellement. Le chômage structurel, lui, est déjà plus problématique. A plus long terme, la structure de la demande et de la production ne cesse de changer. Au fil du temps, certains pays en sont venus, au sein de l’économie mondiale, à se spécialiser dans la production de biens particuliers à des moments précis. Dans les dernières décennies, des secteurs tels que celui des textiles et la mécanique lourde ont ainsi décliné en France. Le chômage structurel se rapporte à celui qui provient d’un déséquilibre entre les qualifications et les emplois offerts tenant au changement de la structure de la demande et de la production. Par exemple, un fondeur qualifié peut avoir travaillé 25 ans dans la construction navale mais être licencié à 50 ans quand le secteur se contracte sous la pression de la concurrence étrangère. Il se peut que ce travailleur doive se former à un nouveau métier correspondant mieux à la demande actuelle de l’économie. Mais il se peut aussi que les entreprises hésitent à embaucher et former des travailleurs âgés. Ces derniers deviennent ainsi les victimes d’un chômage structurel. Vient ensuite le chômage dû à l’insuffisance de la demande. Il s’agit du chômage keynésien, qui apparaît lorsque, d’une part, la demande globale diminue et, d’autre part, quand les salaires et les prix ne sont pas encore ajustés pour rétablir le plein emploi. La demande globale est ainsi insuffisante parce qu’elle est inférieure à celle de plein emploi. Tant que les salaires et les prix ne se sont pas ajustés jusqu’à leur nouveau niveau d’équilibre à long terme, une baisse de la demande globale entraîne une diminution du produit et de l’emploi. Certains travailleurs souhaitent travailler au taux de salaire réel courant, mais ne peuvent trouver d’emploi. Ce n’est qu’à plus long terme que les salaires et les prix baisseront suffisamment pour que la masse monétaire réelle augmente et les taux d’intérêt diminuent dans la proportion nécessaire pour ramener la demande globale à son niveau de plein emploi. C’est seulement alors que le chômage dû à l’insuffisance de la demande peut être éliminé.
Et enfin, bien sûr, il y a le chômage classique. Comme le modèle classique suppose que la flexibilité des salaires et des prix maintient l’économie à son niveau de plein emploi, les économistes classiques éprouvaient quelques difficultés à expliquer le chômage élevé des années trente. Leur diagnostic du problème consistait en partie à déclarer que le pouvoir des syndicats maintenait le taux de salaire au-dessus de son niveau d’équilibre et empêchait l’ajustement indispensable de se produire. Le chômage classique décrit celui qui apparaît quand le salaire est maintenu délibérément au-dessus du niveau où les droites d’offre et de demande de main-d’œuvre se coupent. Il peut être dû soit à l‘exercice de leur pouvoir par les syndicats soit à une législation sur le salaire minimum qui impose un salaire supérieur au taux de salaire d’équilibre. L’analyse moderne du chômage considère les mêmes types de chômage, mais les classe différemment dans le but de mettre en lumière leurs implications quant aux comportements et leurs conséquences pour la politique gouvernementale. Ce meeting à Las Vegas a dans l’ensemble été riche en enseignements. Mais je crois que ce que j’ai préféré de ce séjour, ce sont encore les activités qui étaient organisées entre les réunions. D’ailleurs, je vous mets en lien l’agence qui s’est occupée de toute l’organisation. J’ai beaucoup apprécié leur rigueur et leur efficacité. Suivez le lien pour en savoir plus : http://www.agence-seminaire.fr/seminaires-ailleurs/agence-seminaire-a-las-vegas/

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Superbe photo

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1% et cela change tout

Les valeurs locatives servant de base aux impositions directes locales seront revalorisées de 1% en 2016, en vertu d’un amendement au projet de budget de l’Etat voté jeudi dans l’hémicycle de l”Assemblée nationale. Adoptée préalablement en commission des Finances via un amendement du député PS Dominique Baert, cette hausse devait être revotée en séance publique pour être intégrée au projet de loi de finances 2016. Le projet de budget ne “prévoyait en effet aucune actualisation de ces valeurs locatives”, selon l’exposé de l’amendement, qui a retenu un taux de 1%, c’est-à-dire le chiffre de la prévision d’inflation pour 2016. Favorable à la mesure, le chef de file des députés socialistes de la commission des Finances, Dominique Lefebvre, a observé entre autres que “revaloriser les bases, c’est augmenter le montant de l’impôt payé par nos concitoyens, mais, dans certains cas, cela évite aux élus locaux de l’augmenter davantage”. Le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert s’en est remis dans l’hémicycle à la sagesse des députés. La socialiste Karine Berger a plaidé pour cesser de revaloriser les bases de la fiscalité locale en utilisant un chiffre d’inflation qui est, depuis huit ans, systématiquement supérieur à l’inflation constatée. Elle a pointé “une incohérence” avec la revalorisation des prestations sociales, désormais calculée sur la base de l’inflation constatée. Cette réévaluation par anticipation, souvent supérieure à l’inflation constatée au final, a “un effet vertueux: dans beaucoup de communes, cela oblige les élus à s’interroger vraiment sur les taux, voire à faire des efforts supplémentaires sur les dépenses pour ne pas toucher aux taux”, a mis en avant le président de la commission des Finances et député-maire du Perreux-sur-Marne, Gilles Carrez (Les Républicains). L’UDI Charles de Courson a souligné qu’il soulevait, depuis 22 ans, le même problème: “juridiquement, les valeurs locatives devraient être représentatives de la réalité des loyers et de leur évolution, au lieu de connaître une revalorisation nationale ne reposant sur rien”. Les impôts locaux sont fonction d’une part des taux, votés par les collectivités territoriales, d’autre part des bases, revalorisées chaque année par le Parlement via le budget de l’Etat. Par ailleurs, l’Assemblée a voté entre autres la recréation un abattement de 30% sur la valeur locative des “lofts” créés dans des friches industrielles ou commerciales, par le biais d’un amendement de la rapporteure générale du Budget Valérie Rabault (PS) et du député du Nord Dominique Baert (PS), auquel le gouvernement s’est montré favorable. Créé par le budget rectificatif 2008 de fin de d’année, cet abattement à la charge des collectivités territoriales avait été abrogé compte tenu de la redéfinition des périmètres de la politique de la ville dans la loi de 2014. “Alors même que, dans des villes ou des quartiers sinistrés économiquement, réutiliser les friches et recréer une mixité sociale n’est pas aisé, cet abattement était un instrument utile et incitatif”, selon l’exposé des motifs de la mesure.

Un début de preuve

A vau-l’eau, voilà comment va ce monde. Le jugement peut sembler arbitraire, pessimiste, catastrophiste. Mais j’aurai amplement le temps de le prouver au fil de mes billets. Traitez-moi de corbeau, de Cassandre, de millénariste, de Malthusien, d’apocalyptophile, ou de tout ce que vous voulez. Prenez-moi en dérision dès maintenant. Car plus vous me lirez, et moins vous le pourrez.

Vous voulez un aperçu ? Réchauffement climatique, terrorisme, Trump, crise financière, repli sur soi, Grexit, Brexit, Trump, chômage, Pegida, Front National, Trump… Oui, Trump revient plusieurs fois dans cette liste, parce qu’il est à lui seul plus dangereux que les autres.

D’ailleurs, Trump est assez symptomatique de notre époque. S’il prête parfois à rire, avec sa moumoute et ses rodomontades, cet homme est un danger pour l’ensemble du monde. Imaginez un peu ce qui se passerait s’il devenait président de la plus grande puissance militaire du monde. S’il avait en main les codes de l’arme nucléaire. Et les tensions politiques internationales qu’il ne manquerait pas de déclencher s’il venait au pouvoir. Kim Jong-Un fait déjà frémir, alors qu’il est à la tête d’un minuscule Etat coupé du monde. Mais qu’en serait-il si l’Amérique prenait elle aussi le chemin de la démence ?

Mais Trump n’est que la partie très visible de l’iceberg. Parce qu’il suffit de presser à n’importe quel endroit du monde pour voir son équivalent : FN, PEGIDA, Vlaams Belang, Aube Dorée, Parti des vrais Finlandais, Ligue du Nord, Parti du Progrès… Partout en occident, on assiste à la même explosion de l’extrémisme. Un seul mot d’ordre : rejeter. Et le message en face, qu’il soit de Daech ou d’Al Qaïda, est le même : rejeter. Ces deux mouvances se nourrissent l’une l’autre. La meilleure preuve ? Trump apparaît dans les vidéos de Daech, comme exemple de ce que veut faire l’occident. Et pensez-vous que ces extrémismes, de part et d’autre, vont disparaître d’ici quelques années, alors qu’ils montent progressivement en puissance depuis plus de 20 ans ?

Mais ce n’est là que l’un des nombreux fils à tirer. Chômage : en progression depuis 30 ans. Crise financière : le FMI a averti en 2015 qu’une nouvelle (et bien plus grande) crise financière mondiale allait survenir. Réchauffement climatique : le succès de la COP21 n’est que de façade, car aucune mesure contraignante n’a été adoptée (autant demander à un tueur en série d’arrêter de tuer en lui demandant gentiment). Vous en voulez encore ? Pas de problème. Revenez régulièrement par ici et vous vous rendrez compte que, décidément, ce monde part à vau-l’eau.



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